Archives par mot-clé : Roman

La Horde du Contrevent, Alain Damasio

Folio SF, 2004, 700p. numérotées à rebours

Note : 9/10

Genre : science-fiction qui décoiffe !

Le pack avance sur la ligne de contre. Derrière le traceur redoutable, 9ème Golgoth de sa lignée, les hordiers prennent la formation de contre en diamant, en goute à sept rangs en pack, ailiers et les crocs goinfrent les espaces pour assurer une meilleure résistance au vent, blaast, et furvents destructeur.

Tout est vent. La matière elle-même est façonnée de vent.

Les hordiers ont été formés dès l’enfance par l’Hordre qui, horde après horde lance des expéditions depuis Aberlaas en extrême aval, vers l’extrême amont. Pour voir ce qu’il y a.

Les hordiers doivent avancer à pieds, faute de pouvoir rencontrer les 9 formes du vent et, ainsi, mener à bien leur quête.

la liste des hodiers et leurs fonctions

La Trace rencontre des abrités, aux habitations régulièrement ravagées par les furvents, des obliques des fréoles, avec leurs chars à voile, l’escadre frêle, traversent la Flaque de Lapsane, passent dans la citée d’Alticcio aux palais installés sur d’immenses colonnes, aux portes du passage glacé de Norska.

Toujours rode le mythe très réel de la poursuite, des tueurs chevronnés aux trousses des hordes comme des prédateurs assurant le bon ordre de la sélection naturelle.

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L’hôtel New Hampshire, John Irving

France Loisir, 1982, 474 p.

Genre : Famille Adams de jour

Note : 10/10

John, « môme, » nous raconte l’histoire de sa famille. C’est lui le narrateur, bien qu’il utilise, à propos, les dires et les pensées de presque tous les protagonistes de l’histoire (ours et chien pétomanes compris) pour illustrer et préciser son récit.

Dans la fratrie, nous trouvons Frank (l’homo nihiliste), Franny l’énergique cheffe de bande, John amoureux de sa sœur aînée qui le lui rend bien, Lilly (trop petite) et Egg le petit dernier.

La père, un rêveur du Maine qui a rencontré sa future femme (ainsi que Freud et son ours State O’Maine) grace à un job d’été dans un Hôtel, veux transformer l’ancien pensionnat de jeunes filles désaffecté en Hôtel. Ce sera le premier hôtel New Hampshire. Le second sera trouvé par Freud à Vienne (mi bordel mi repère de révolutionnaires) et le troisième la résidence familiale érigée en lieu et place du tout premier Arbuthnot by the Sea.

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Sans un mot, Harlan Coben

Belfond, 2009, 472p.

Genre : L’adolescence est-elle un crime ?

Note : 4/10

Adam a disparu. Son copain Spencer s’est suicidé aux médocs il y a peu. Ses parents, Mike le hockeyeur et Tia la juriste se font du soucis de puis un moment et ont placé un mouchard dans son ordinateur.

Alors qu’un psychopathe sévit en parallèle sur des affaires de femmes retrouvées mortes et massacrées à coups de poing, un réseau d’ado plus ou moins junkies se découvre.

Paul Copland, le proc’, se marie et laisse bosser son équipe sur ce coup-là.

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Temps mort, Harlan Coben

Note : 5/10

Genre : basketteur blanc en détective de série noire

Pocket, 1998, 377 pages

M. Myron Bolitar, toujours agent de sportifs, se voit confier un job de garde du corps. Corps bien attrayant de la talentueuse basketteuse Brenda Slaughter. Le père de cette dernière, Horace, à disparu après lui avoir fait des menaces…

Une histoire de suicide louche de riche rombière nommée Bradford et de disparition de la mère de Breda (femme de ménage de ladite rombière) se profile en toile de fond.

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Hygiène de l’assassin, Amélie Nothomb

Albin Michel, 1992, 181p.

Note 4/10

Genre : élucubration de d’auteure sur les auteurs, à charge et à compte d’auteur.

Prétextat Tache est, dans le désordre, un obèse quasi eunuque et moribond, il est impotent et écrivain. Imbu de lui-même et parlant de lui à la troisième personne, le bonhomme, ermite et misanthrope a écrit une flopée de romans plus ou moins dérangeant et reçu le prix Nobel. Cependant, après un dernier roman laissé inachevé il y a 24 ans il a totalement cessé d’écrire.

 Comme il est rongé et qu’il s’emmerde il se lance dans un marathon d’entrevues avec des journalistes. Il prend un malin plaisir à les confondre dans leur stupidité, somme toute humaine, et tombe sur un os : une journaliste acerbe à la plume aussi acérée qu’une main d’étrangleur (Nina, dite “la créature” pour les intimes).

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charrette bleue, Barjavel

La charrette bleue, Barjavel

Note : 9/10

Genre : roman autobiographique familial

Denoel, 1980, 283 p .

Barjavel nous raconte la vie de sa famille autour du bourg de Nyons dans la Drôme.

Il nous invite, au niveau du sol, dans l’intimité de ses parents et de son enfance. Les anecdotes se succèdent en touches impressionnistes pour peindre un tableau touchant de la campagne française autour de la première guerre mondiale. De la charrette manufacturée qui fait l’admiration des gamins, aux sources fraîches qui font la richesse des familles. De ses parents boulangers aux livres dévorés sur une pille de ballots de fourrage ou dans un trou creuser dans la terre fraîche.

Autant de vignettes magiques qui font vibrer un passé révolu comme si on y était.

Jusqu’à la maladie qui emporterait sa mère et son enfance avec elle.

Ce que j’en penses : un régal !

Nouveau-né

La charrette bleue, Barjavel, Denoel, 1980, p.97

Les enfants ne sont pas des paquets qu’on peut poser dans un coin. Une certaine pédiatrie hygiénique et imbécile veut qu’on laisse les nourrissons dans leur lit, couchés sur le ventre, et qu’on ne les en sorte que pour le biberon et la toilette. C’est monstrueux.

Un nouveau-né est un écorché vif. Il vient d’être arraché à la douceur et la sécurité du ventre maternel qui était le prolongement de lui-même. Il besoin, un besoin absolu, vital, d’être de nouveau en contact avec du vivant, de la chaleur, du sang. Le sein était le grand consolateur non seulement par la nourriture qu’il dispensait, mais aussi pour son contact chaleureux et doux avec les joues et les petites mains nues qui cherchent le monde.

Dictionnaire littératif :

Le sein

La charrette bleue, Barjavel, Denoel, 1980, p.98

Le sein aujourd’hui a changé de fonction. Il n’est plus nourrissant mais seulement érotique, réservé aux mains de l’homme. En tant qu’homme je ne m’en plaindrait pas, mais comme j’en ai été privé enfant ! …

Tables de multiplication, mathématique, scolarité

La charrette bleue, Barjavel, Denoel, 1980, p.140

Après l’addition et la soustraction, il eut le supplice des tables de multiplication. J’ai su très vite la table par 2. Mais la table par 3 m’emplit d’effarement. 3 fois 2, 6, je comprenais, c’était la même chose que 2 fois 3, 6. Mais 3 fois 3, 9… Pourquoi ? Pourquoi 9, et pas 8 ? C’était comme ça. Il fallait le savoir. Pour le savoir, l’apprendre par cœur. C’est tout. Et plus loin il y avait le 4 fois 4, 16, qui était le comble de l’inexplicable. Et tout à fait au bout, l’himalaya d’horreur de la table par 9…

Ecole, scolarité, société

La charrette bleue, Barjavel, Denoel, 1980, p.145

Arracher les enfants à leur activité normale qui est celle de l’agitation inutile et joyeuse, pour les enfermer entre quatre murs où pendant des années on leur empile dans le crâne des notions abstraites, c’est la torture la plus masochiste que l’homme est inventé contre lui-même.

Le grand feu de Mai 68 était un sursaut de libération, et non un élan de révolution sociale, comme quelques-uns l’on cru ou voulu le faire croire. La preuve est qu’il n’en est rien resté, qu’un peu de cendres.

Il ne restera peut-être rien de plus, un jour prochain, de notre civilisation. C’est le savoir appris à l’école qui a permis de l’édifier. Et il manque à ce savoir l’essentiel de la connaissance, qui est l’explication du monde, de la vie, le « pourquoi » de l’existence des êtres et des choses, de leur organisation tourbillonnante, des atomes aux univers, et en deçà et au-delà.

Le savoir des écoles se borne à enseigner le « comment ». C’est un savoir éparpillé, sans unité et sans direction. Ce n’est pas un chemin qui conduit vers le sommet de la montagne d’où l’on pourra voir l’horizon et comprendre dans tous ses détails l’ordonnance du paysage, c’est une plaine de sable dont on propose à l’homme d’étudier chaque grain. Ce savoir ne peut donner naissance qu’à une société technique, sans sagesse et sans raison, aussi absurde et dangereuse dans son comportement qu’un camion-citerne lancé sans conducteur sur une autoroute en pente. En brûlant les voitures, les étudiants de Paris, de Tokyo, de Berlin et des universités américaines, avaient fait sans le savoir un choix symbolique.

Le fleuve entre les mondes Tad Williams

Autremonde 3

Autremonde III

Genre : série fleuve qui prend l’eau

Note 4/10

Quasiment pas de RèV pour cet épisode piétinant. Un monde des « petites bêtes » géantes, un monde des « objets de la cuisine », géants eux aussi, OZ… Et tous partent en quenouille, mais on ne sait pas pourquoi (l’entropie ? Un gros méchant ? Un complot ?).

Il ne se passe pas grand-chose de nouveau dans cet épisode. Paul Jonas continu de parcourir les simulations les unes après les autres, la bande des « élus » de Stellar aussi, en transitant majoritairement par des cours d’eau.

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Le peuple de l’ombre, Tony Hillerman

Folio, 1094, 280 p.

Note : 8/10

Genre : enquête Navaro

Jim Chee est arrivé il y a peu à la police tribale Navaro, universitaire studieux, il continu en parallèle à ses activités professionnelles à apprendre les chants sacrés qui feront de lui un

Mme Vines fait appel à lui pour retrouver un coffret de souvenirs intrigants dérobés à son mari. Elle offre pour ce travail informel une somme rondelette. Jim Chee hésite, d’autant que le policier, sheriff de la circonscription tente vivement de l’en dissuader sur fond de vieille histoire de d’explosion de puit de forage de pétrole avec un paquet de morts, mélangé à une sorte de religion païenne sectaire se faisant appeler le peuple de l’ombre (totem : la taupe).

De retour de l’hôpital, le mari de Mme Vines annule le contrat, limite menaçant.

Enfouillant le passé de M. Vines, et surtout de l’indien qui travaillait pour lui, Chee va rencontrer Mary Landon, tout aussi intéressé par le Navaro que lui par elle.

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Reste avec moi, Christian de Montella

note : 5/10

Bayard, 2001, 131 p.

Genre : roman à lire en 4eme au Collège

Gabriel est un lycée qui, sur le conseil de son ami Angel, va cueillir les abricots avec les espagnols pour gagner de l’argent pendant les vacances d’été.

Il écrit à sa cousine et lui raconte l’aventure extraordinaire qui lui est alors arrivé.

Dans le mas de la famille Ferrer il a entrevue plusieurs fois une jeune fille superbe qui à chaque fois disparait mystérieusement. Il s’agirait de la sœur d’Angel Ferrer.

Le travail dans les vergers est dur mais comme Gabriel a 2 bras, il est possible.

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Autremonde 2, l’Ombre de la citée d’or

Tad Williams, Pocket, 1996, 575p.

Genre : roman de science fiction fleuve

note 7/10

Renie et !Xabbu sont traqués. Ils entrainent avec eux deux Hackers décidés à venger leurs camarades aux aussi assassinés par les tenants d’Autremonde. Ils décident de découvrir de secret de la mystérieuse citée d’or (aucun lien).

De son côté, Orlando est de plus en plus malade. Sa Progéria ne lui laisse que peu de répits qu’il met à profit pour infiltrer le réseau. Aidé par son copain Fredericks (qui s’avère être une jeune fille dans la RTJ) il se fait aidé par un collectif de hackers appelé la Méchante Tribu (leurs simuls les représentant comme une bande de singes faisant la farandole) et rejoint lui aussi la citée d’or dans l’Autremonde.

Paul et Gally, eux, continuent d’être ballotés de monde en monde.

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