Hygiène de l’assassin, Amélie Nothomb

Albin Michel, 1992, 181p.

Note 4/10

Genre : élucubration de d’auteure sur les auteurs, à charge et à compte d’auteur.

Prétextat Tache est, dans le désordre, un obèse quasi eunuque et moribond, il est impotent et écrivain. Imbu de lui-même et parlant de lui à la troisième personne, le bonhomme, ermite et misanthrope a écrit une flopée de romans plus ou moins dérangeant et reçu le prix Nobel. Cependant, après un dernier roman laissé inachevé il y a 24 ans il a totalement cessé d’écrire.

 Comme il est rongé et qu’il s’emmerde il se lance dans un marathon d’entrevues avec des journalistes. Il prend un malin plaisir à les confondre dans leur stupidité, somme toute humaine, et tombe sur un os : une journaliste acerbe à la plume aussi acérée qu’une main d’étrangleur (Nina, dite « la créature » pour les intimes).

Rubicon du primo lecteur

Il se trouve que l’analyse de sa bibliographie ainsi que quelques investigations de base ont appris à la donzelle que l’enfance de ce monsieur a été tout à fait spéciale.

Orphelin recueillis par sa famille maternelle il a grandit avec une cousine du même âge dans le château familial. Désirant ne jamais sortir de l’enfance il a inventé toute une série de « régime » censés les prémunir de la puberté.

Comme de juste, sa cousine Léopoldine a finie par avoir ses premières règles et il l’a étranglé afin de lui épargner la déchéance ultime de l’avilissement par l’âge.

Par amour ? Oui, de lui-même et de sa vision du monde sans doute.

Ce que j’en penses : C’est un peu long a démarrer. La lecture de toute la première partie est puante, comme le personnage décrit alors on pourrait croire que c’est réussi mais moi ne n’y ai pris aucun plaisir. Après on est fatalement pris par l’intrigue, mais bof, ça n’est pas non plus des considérations qui m’animent particulièrement.

Le tout me semble relativement incohérent. En fait un « melon » d’écrivain (le vrai) répond à une autre « melon » d’écrivain (le personnage) et la cohérence des raisonnements se perds dans la volonté d’emboîter des histoires qui ne correspondent pas. La journaliste devient « la créature » dans les dernières pages et si on trouve ça absurde ou par réaliste du tout : c’est comme ça ! Nous on est des merdes de lecteur et on a qu’à la fermer (comme aurait dit Prétextat).

Ça sent tout de même la masturbation d’auteure… un livre écrit à une seule main :oD

mathieu
Author: mathieu

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