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On est toujours trop bon avec les femmes, Raymond Queneau

Folio, 1971, 221p.

Genre : sexualité révolutionnaire

Note: 7/10

Le récit est plus ou moins celui d’une Dame. En fait, il n’y a pas véritablement de narrateur…

Toujours est-il que l’évènement relaté est historique : l’insurrection indépendantiste Irlandaise de 1916 à Dublin.

Couverture roman Queneau

La bande à Mac Cormack prends d’assaut le bureau de poste :  Fiennegans Wake !

Mais des demoiselles des postes restent dans la place. Le mâle instinct leur en sera reconnaissant.

Gertie Girdle est restée cachée dans les toilettes.

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Balzac, Le Lys dans la vallée

Livre de poche, 1984

Genre : roman courtois de la loose

Note 7/10 (9/10 pour lecteur averti)

Ce que j’en pense : L’écriture est succulente. Le récit est long à ce mettre en place et fait appel à toute notre ténacité de lecteur pour ne pas abandonner le roman en cours de route. Par contre ( est-ce là une conséquence de cet artifice rébarbatif ?)  on vibre intensément et crescendo au diapason du coeur de Félix, pendu aux dentelles de Mme de Morsauf.

Assez délicieux

 

Résumé

Félix raconte sa vie amoureuse à Nathalie, qu’il aime « plus qu’elle ne l’aime ».

Après une enfance de laissé pour compte, Félix, à peine sorti de l’adolescence a rencontré Henriette de Morsauf. Depuis, ses pas n’ont de cesse de le conduire à Clochegourde où la dame réside avec son mari et ses deux enfants souffreteux.

A Paris, où il fait ses premières armes de courtisant (et secrétaire du roi Louis XVIII) il succombe à l’amour passionnel d’une anglaise mariée : Lady Arabelle.

Rubicon du primo lecteur

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Dimitry Glukhovsky, Métro 2033

Metro 2033

Genre : Science Fiction d’anticipation.

Note : 7/10

L’Atalante, 2007, 2010, p352, 353

Artyom vie dans la station VDNKh du Métro de Moscou depuis l’Holocauste atomique qui a ravagé la surface de la planète quelque vingt ans en arrière.

Réfugiés dans les sous-terrains du Métro, les quelques moscovites qui ont survécus vivent dans des stations-Etats, aux lois et aux activités propres, dans un nouvel ordre des choses où la lutte contre les calamités post apocalyptiques et les stations concurrentes est le triste quotidien.

Avant de mourir dans sa fuite, la mère d’Artyom a confié sont fils à un représentant de la compagnie de Métro qui est devenu le personnage important de la station VDNKh, connue dans l’ensemble du Métro pour sa production porcine et son thé à base de champignons séchés.

La station VDNKh est confrontée à un danger particulier au sein du Métro : l’irruption de plus en plus inquiétante d’envahisseurs implacables : les noirs, des êtres humanoïdes ne parlants pas, d’une force surhumaine et ne connaissant pas la douleur.

Artyom a grandit protégé par son tuteur, jusqu’à l’arrivée dans la station d’un curieux étranger se faisant appeler Hunter, le chasseur, qui va lui confier une mission de la plus haute importance pour la survit des habitants du Métro.

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Le passage de la nuit, de Haruki Murakami

Le passage de la nuit

chez Belfond

Note : 7/10

Mari a décidé de passer la nuit dehors. Sa sœur a toujours occuper le premier rôle dans la famille, elle, est effacée. Du coup elle veut peut-être s’effacer complètement de la maison, au moins 24h.

Elle se pose dans un petit restaurent du centre vile (Tokyo?) et bouquine. De rencontre en rencontre, elle va vivre sa petite aventure, sans vagues, sans clinquant, dans la ville la nuit. D’ailleurs Mari n’est pas pour autant le seul personnage que l’on va suivre cette nuit durant.

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Rage, de Stephen King

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Rage, de Stephen King

France Loisir, 244 p.

ma note de la rédaction : 7/10

Charly Decker est un élève de 17 ans et il a des soucis. Dans le collimateur du CPE depuis son coup d’éclat avec un professeur (plusieurs jour de renvois tout de même), il est à côté de ses pompes. Ce foutu estomac…

Il y a Ted Jones, le contraire de Charly. Belle gueule, fort en sport, père friqué, parfait. Violemment parfait.

C’est pas pour ça que Charly est violent, enfin, c’est c’est parents…

Tout dérape lorsque Charly sort un calibre et bute la prof de math au beau milieu d’un cours.La classe est toute entière prise en otage… par un élève.

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Gorgias

gorgias

Platon
GF Flamarion
note 7/10
Genre : philosophie antique

Platon, dans ce dialogue avec Gorgias (et ses compagnons), nous donne un un cours de philosophie en opposant cette dernière à la rhétorique.
La rhétorique servant à démontrer la vérité d’un fait quel qu’il soit (pour gagner un procès en convaincant les juges, par exemple) peut s’opposer à la philosophie que défend Socrate dans un cas : si elle ne permet pas de punir un coupable ou, pire, si elle permet à un criminel de se convaincre de son innocence.

Socrate définit la philosophie comme le bien suprême puisque-elle est l’amour de la sagesse, territoire de prédilection de l’esprit, pur.
La dichotomie corps (impur) et esprit (beau) est clairement exposée p292. Le corps est le lieu de la passion, des plaisirs terrestres et en cela comparable à la gymnastique. Gymnastique (travail du corps) que Socrate oppose à la médecine, art (science) du corps par excellence.

Fidèle à sa maïeutique (accoucheur des âmes), Socrate expose ses arguments pas à pas dans un dialogue où il demande systématiquement, à chaque nouvelle idée avancée, l’adhésion de son interlocuteur.
Son propos central est de convaincre de l’inutilité de la rhétorique en avançant l’idée que celui qui est injuste souffre bien plus que celui qui est victime d’une injustice. Ainsi, juger quelqu’un pour sa faute est la seule chose qui puisse le libérer de son fardeau.

Pour cela il explique que les remèdes aux maux ne sont souvent pas plaisants. Le médecin est en guerre contre son patient, pour le bien de ce dernier. Contrairement à son serviteur qui est complice du plaisir d’autrui. Il ne faut pas choisir le plaisir contre le bien. Seul le philosophe, ami du bien et du beau ira au « paradis » (dans les iles des bienheureux) p.308.

Il faut être philosophe, un homme juste et bon, pour trouver la félicité sur terre et au delà.

On a ici les bases de la religion catholique.
Comme si toujours, l’Homme avait cherché à convaincre ses semblables d’une intuition : la bonté est supérieure au mal… sans jamais réellement y arriver.

 

Ce que j’en penses :

Redondant et relativement fastidieux à lire. La méthode de Socrate fonctionne clairement par analogies avec des concepts simples. Si A et B son comparables et que A est juste alors B est juste. Aucun concept transcendantal n’est utilisé (comme de juste), et au bout du compte Socrate a recours au Divin et à la vie après la mort pour fonder son raisonnement.