Hygiène de l’assassin, d’Amélie Nothomb

Hygiène de l'assassin

Point, Albin Michel 1992, 181p.

Note : 3/10

Prétextat Tach est un écrivain prolifique et pour cause, sexuellement abstinent, physiquement obèse, il a passé sa vie d’adulte à écrire, écrire et écrire.

Prix Nobel de littérature il est à 88 ans atteint d’une maladie qui lui laisse deux mois pour enchaîner quelques Interview.

Misanthrope, imbu de lui-même et emmerdeur patenté, il fou la trouille aux journalistes qui osent l’approcher. Sauf une, une « femelle » qui a percé son secret.

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Le passage de la nuit, de Haruki Murakami

Le passage de la nuit

chez Belfond

Note : 7/10

Mari a décidé de passer la nuit dehors. Sa sœur a toujours occuper le premier rôle dans la famille, elle, est effacée. Du coup elle veut peut-être s’effacer complètement de la maison, au moins 24h.

Elle se pose dans un petit restaurent du centre vile (Tokyo?) et bouquine. De rencontre en rencontre, elle va vivre sa petite aventure, sans vagues, sans clinquant, dans la ville la nuit. D’ailleurs Mari n’est pas pour autant le seul personnage que l’on va suivre cette nuit durant.

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la base Oncle Bernard

Une base de donnée en ligne recueillant les articles d’Oncle Bernard parus dans la série La Vie Des Grands Fauves et La Vie des Fauvettes dans Charlie Hebdo de 2003 à 2007.

grand fauve

Rien que des perles !

Je me souviens, en 2004 ou 5, j’avais écrit en commençant ma lettre par : « Mon cher Oncle  » et Bernard Maris avait été emballé par l’idée, rendre disponible sur internet (c’était nouveau à l’époque, internet) ses articles sur les grands fauves qui nous bouffent tout les jour « le caviars sur le dos ». Il m’avait dit de foncer.

Le pire c’est que je sais pas trop si ça avait servi à grand monde, mais ça m’avais tout de même valu une plainte pour diffamation et une convocation à la PJ du 13ème arrondissement ! Comme quoi, je m’étais dis, si ça en dérange un, c’est que ça à du bon ;o)

L’Homme est amer, de Charles Beaudelaine

Charles Beaudelaine
Charles Beaudelaine

 

Titre original : « L’Homme est ta mère ! », censuré à la sortie du recueil en 1857.

Note pour les mal entendants : Homme-lige, signifie « personne entièrement dévouée à Dieu ».

 

L’Homme est amer

 

Homme-Lige toujours tu chérira l’amer !

L’amer est ton regard : il déforme ton âme

Compresse la beauté pour en faire couler des larmes

Et ton esprit n’est pas moins gouffre que la mer.

 

Tu puise ta force dans les certitudes d’un livre

Dont le sel fit – Kalach – glorifier tes aigreurs

T’enivre quelquefois tel un Derviche tourneur

Ton cadeau c’est toi seul, ignorant, qu’tu délivre

 

Alors que, sûr de toi, tu penses humer la mer,

Sentiment de puissance et de maîtrise,

tu ignore ce qui, en toi, gonfle et thésaurise

L’amer t’hume, t’envahit, t’es dégoûté sa mère !

 

Semblable jusque dans le goût, la parure, l’apprêt

Homme-Lige tu veux embellir ce que tout abîme

Acerbe, Ô cois-t’emflammer de bille légitime

Tant vous êtes sûr d’être Tout, et tous deux abstraits

 

Et c’est pourquoi voilà des siècles innombrables

Que vous pourrissez tout sans pitié ni remord

A peine apaisés par le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, Ô monstres implacables !