Un bonheur parfait, James Salter,

 Point, 1997 (1975), 396p.

Note :  5/10

Viri et Nedra forment l’archétype du couple parfait. Equilibré, haut capital culturel, épanouis dans la société américaine des années 60. La maison, les enfants, le chien, les projets de voyage en Europe.

 

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Le temps passe, les histoires d’amour hors mariage aussi. Nedra, plus disponible parce qu’elle ne travaille pas, surtout, consomme l’adultère avec la bonne conscience de la femme libre.

Viri, à la petite semaine, avec la mauvaise conscience du mari adultère.

Le plus beau couple du quartier fini par se disloquer lorsque Nedra part, pas forcément avec un autre.

 

Ce que j’en pense : Salter raconte son histoire à la manière d’un album de scrapbooking. Une feuille morte par ci, une photo jaunie par-là, les lignes d’un poème à l’être aimée…

C’est délicat, et la banalité de la vie de ce couple est transcendée par légèreté contemplative de du récit. Par contre c’est banal.

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Voile de pierre, Ake Edwardson

JC Lattès, 2006, 526 p.

Note : 5/10

Genre : Polar maritime Suédois

Aneta Djanali est une inspectrice noire de la police de Götborg. Elle enquête sur le cas d’une femme battue.

Winter est commissaire dans le même commissariat, mais lui s’occupe de la disparition mystérieuse en Ecosse du père d’une ancienne petite amie.

Du coup les deux histoires ne se rencontrent pas vraiment.

 

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On est toujours trop bon avec les femmes, Raymond Queneau

Folio, 1971, 221p.

Genre : sexualité révolutionnaire

Note: 7/10

Le récit est plus ou moins celui d’une Dame. En fait, il n’y a pas véritablement de narrateur…

Toujours est-il que l’évènement relaté est historique : l’insurrection indépendantiste Irlandaise de 1916 à Dublin.

Couverture roman Queneau

La bande à Mac Cormack prends d’assaut le bureau de poste :  Fiennegans Wake !

Mais des demoiselles des postes restent dans la place. Le mâle instinct leur en sera reconnaissant.

Gertie Girdle est restée cachée dans les toilettes.

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Par action et par omission, P.D. James

Livre de poche, 1989, 508p.

Genre : Sérial killer a bon dos

Note 5/10

L’inspecteur de la métropolitaine, Adam Dagliesh l’asexué, n’est pas à la recherche du Siffleur, détraqué qui étrangle les femmes la nuit avec une laisse de chien et leur laisse, le chien, une touffe de poils pubiens dans la bouche. Non. Il a pris des jours afin de s’occuper de la succession de sa tante décédée qui possédait un cottage et un moulin à vent sur cette côte anglaise pleine de vent,  de falaises et de catholiques (à moins que ça ne soit des anglicans ;o).

Sur fond de centrale nucléaire et de personnages tous atypique mais façon cliché (la vieille fille abusée sexuellement gamine par son père, l’étudiant militant antinucléaire, le directeur de centrale carriériste…), un détraqué est traqué.

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Qui j’ose aimer, Hervé Bazin

Livre de Poche, 1956, 248p.

Note 5/10

Genre : Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Résumé

A la Foune vivent des femmes. Il y a Nathalie, bonne vieille fille ou quelque chose d’approchant, il y a Berthe la sœur pas bien maligne, et moi, Belle, la sauvage de 17 ans. Maman, Isabelle ? Oui, elle a trouvé un homme alors elle revient, enceinte jusqu’au nombril.

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Le jardin d’Epicure, Irvin Yalom

genre : essai de psychologie humaniste

Livre de Poche, 2008, 305p.

note 6/10

Irvin Yalom est un psychiatre et psychanalyste qui m’a personnellement régalé avec des romans touchant à des philosophes comme Nietzsche (Nietzsche à pleuré ) ou dans le « Problème Spinoza ». Ici il rédige un recueil de recettes et d’outils personnels et psychanalytiques pour se farcir le thème de la mort.

C’est sur, et il le dit, le truc n’est pas vendeur. Et, alors qu’on peut être sûr que la question tôt ou tard nous concerne tous et toutes, c’est un thème extrêmement peu abordé en temps que tel dans la littérature scientifique ou pas.

La peur de la mort.

Epicure n’est à mon grand regret que peu abordé dans cet ouvrage, si ce n’est que le tetra pharmacon fait office ici de socle épistémologique, de toile de fond conceptuelle pour l’ensemble des techniques et méthodes décrite par Yalom.

Ce que j’en penses : C’est très bien mais ça fait pas rêver. Pour être honnête, moi la mort, je préfère la découvrir par moi-même…

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Des souris et des hommes, John Steinbeck

Folio, 1955, 175p.

Genre : Forest Gump psychopathe

note : 9/10

Résumé

Georges et Lenny font la route. C’est en Californie, à une date indéterminée mais sans doute contemporaine à la rédaction du roman (1937).

Lenny n’est pas bien intelligent, il «  oublie » beaucoup d

e choses et lorsqu’il a peur, ne se maîtrise plus. Depuis qu’il n’a plus sa tante 

Betty, c’est Georges qui le protège et veille sur lui. Comme un fardeau, mais comme un but aussi. Georges aime a raconter comment sera la vie, lorsqu’ils seront propriétaire d’un petit bout de terre. Lenny adore l’écouter et c’est sur ce terrain là qu’ils se retrouvent et s’entre-aide. Pas comme tout ces travailleurs saisonniers qui claquent leur argent au bordel tout les dimanches.

Georges et Lenny sont travailleurs saisonniers. Ils ont du quitter une ferme plus au nord après que Lenny ait fait une bêtise.

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C’est pas de sa faute. Il adore toucher les choses douces. Comme cette souris morte dans sa poche. Lorsque la petite fille a crié il a paniqué. Les gens les ont chassés.

Dans ce nouveaux ranch il trouvent des gens biens. Slim, le roulier, Crooks, le palefrenier et Candy, le vieux à tout faire a même un peu d’argent de côté qu’il est prêt à investir dans le projet de maison. Après la mort de son vieux chien, il n’a plus rien a espérer ici…

Mais la présence de la femme de Carlson (violent fils du propriétaire) est belle et blonde. C’est par elle que le malheur arrivera.

Lenny, après lui avoir caressé les cheveux va connaître une nouvelle crise de panique et cette fois la laissera morte.

Comme le chien de Candy, cette fois, Georges va devoir exécuter Lenny, pour que ça ne soit pas les autres qui s’en chargent.

Ce que j’en penses : Mini roman, presque une nouvelle, mais qui en quelques pages et avec une simplicité déconcertante plante un décor, tisse un drame humain et va jusqu’à son dénouement.

Magnifique de justesse et d’humanité !

Bien sûr des esprits chagrins pourront y voir de la naïveté ou des personnages brossés à la hache, des clichés. Mais ça n’est ni une étude de sociologie ni un documentaire. C’est un roman qui prend au bide.

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Comment conjurer le virus Covid-19

 

J’ai bien étudié la question et, après des semaines de recherches assidues, je penses avoir trouvé la solution !

Ça n’a pas été facile. Le piège était semé d’embûches et seule une exhaustivité totale et une sagacité hors du commun me permettent aujourd’hui de dire : Nous sommes sauvés !

Tout à commencé par une fausse piste. Dès le 25 mars, Ralph Drollinger, un proche conseiller du président américain Donald Trump, affirme que la pandémie de coronavirus est la manifestation de la colère de Dieu contre l’homosexualité.

Ça a du sens, Dieu à toujours dis que l’homosexualité c’était mal. De plus l’information était corroborée et précisée par les propos de l’imam Arabi Niass, au Sénégaltout en précisant que la pandémie était une sanction divine d’Allah (une autre appellation contrôlée de Dieu) contre les autorités du pays qui accueillent des défenseurs de l’homosexualité.

Je tenais ma piste, j’avais un suspect.

Mais voilà qu’une autre personnalité de premier plan, la ministre zimbabwéenne de la Défense, affirme tenir de source sûre (c’est des gens qui ont des espions quand même, ça, les ministres de la défense) que le coronavirus est une « punition » divine infligée aux États-Unis et à l’Union européenne (UE) pour avoir imposé des sanctions à son pays en raison de sa répression de l’opposition.

Damned ! Je ne savais plus à quel saint me vouer.

Quoi qu’il en soit le résultat est toujours le même : C’est la violation de l’ordre divin qui entraîne la colère divine et celle-ci peut se déchaîner à travers divers types de catastrophes, parmi lesquelles les épidémies.

Du coup, le coupable est bien toujours la religion et celui qui en est le vecteur : le religieux.

Si certains doutent encore, rappelons-nous que le 17 février plus de deux mille fidèles de l’église évangélique de la Porte ouverte chrétienne se réunissaient à Mulhouse avec les conséquences désastreuses que l’on sait.

Ainsi, une fois le mal isolé et son ADN philosophique séquencée, le remède surgit de manière évidente.

J’ai trouvé la solution ! Voici comment conjurer facilement, à peu de frais et à votre niveau le virus du covid-19 !

Où que vous soyez, quelque soit les raisons de votre Athéisme, à chaque fois que vous croiserez un religieux, un croyant ou un gnostique : jetez lui du sel sur l’épaule gauche (ça conjure le mauvais œil) !

C’est la solution que j’ai trouvé et elle marche : moi-même je ne suis pas malade !

Si vous ne le faites pas pour vous, faites le au moins pour les personnes vulnérables !

PS : Si d’aucun n’auraient pas compris la portée ironique de mon propos, en voici la clé. En parlant de persécution (dérisoire et ridicule) envers les croyant, c’est la persécution (toujours dérisoire et ridicule à mes yeux) que j’entends conjurer. Par ailleurs, le sel n’est pas forcément la seule solution. D’autres auteurs ont parler d’insérer un pieu de bois dans le cœur ou de placer une balle en argent entre les deux yeux mais rien ne prouve que ça marche mieux que le sel…

Message personnel : j’en profite pour souhaiter un bon week-end à Pascal… il se reconnaîtra.

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Balzac, Le Lys dans la vallée

Livre de poche, 1984

Genre : roman courtois de la loose

Note 7/10 (9/10 pour lecteur averti)

Ce que j’en pense : L’écriture est succulente. Le récit est long à ce mettre en place et fait appel à toute notre ténacité de lecteur pour ne pas abandonner le roman en cours de route. Par contre ( est-ce là une conséquence de cet artifice rébarbatif ?)  on vibre intensément et crescendo au diapason du coeur de Félix, pendu aux dentelles de Mme de Morsauf.

Assez délicieux

 

Résumé

Félix raconte sa vie amoureuse à Nathalie, qu’il aime « plus qu’elle ne l’aime ».

Après une enfance de laissé pour compte, Félix, à peine sorti de l’adolescence a rencontré Henriette de Morsauf. Depuis, ses pas n’ont de cesse de le conduire à Clochegourde où la dame réside avec son mari et ses deux enfants souffreteux.

A Paris, où il fait ses premières armes de courtisant (et secrétaire du roi Louis XVIII) il succombe à l’amour passionnel d’une anglaise mariée : Lady Arabelle.

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