L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Haruki Murakami

10/18, 2013, 355 p.

Genre : Roman japonais cinglé et charmant

Tsukuru a envie de mourir. C’est pas qu’il en ai réellement besoin, c’est plutôt qu’il se vit déjà mort.

Il a quitté Nagoya où il a grandit pour Tokyo. Etudiant en architecture, il suit sa passion pour les gare et pour construire.

Cependant il traîne une vilaine blessure : l’abandon. Il apprendra a construire, mais son véritable chantier est intérieur.

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Stephen King : Roadmaster

Genre : science fiction qui tourne à l’épouvante mais bof

5/10

Lorsque Ned, vient tondre bénévolement la pelouse de la compagnie D, personne n’a le cœur de lui demander de partir. C’est que la police d’État de Pensylvany est une grande famille. C’est que Curt, le père de Ned, avait une place bien particulière dans cette famille.

Ainsi, assis sur le banc des fumeurs, le chef en poste de la compagnie D livre à Ned le secret gardé depuis plusieurs dizaines d’année par les policier et plus particulièrement par son père.

Un jour, une chose qui ressemblait à une voiture de marque Buick et de modèle Roadmaster a été abandonnée dans une station service de bord de route par un individu étrange qui s’est volatilisé dans la nature.

Depuis elle est garée dans le hangars de la compagnie et affole tant par ses caractéristiques incroyables (elle ne prends pas la poussière, ne peut pas rouler… n’est pas une voiture!) et par ses manifestations surnaturelles (éclairs, chute de température, apparition de créatures mourantes, disparition de personnes).

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James Lee Burke : Prisonnier du ciel

Genre : Polar humide du Bayou

JL Burke
JL Burke

8/10

Dave est un Cajun de Louisiane qui boit du Dr Pepper. Alcoolique désormais abstinent et abonné aux AA, il traîne un passé de flic qui en a bavé et d’ancien du Vietnam, dans le bayou en vendant des appâts pour la pêche et en louant des barques.

Secondé par Batist, le « neg’ » qui baragouine un melting pot de franglais des îles, et aimé par Annie, Dave a trouvé un équilibre entre al mer et la Nouvelle Orléans.

Jusqu’au crash de ce petit avion de tourisme qui lui laisse Alafair, petite fille mexicaine qu’il sauve de la noyade, et une enquête pas claire ou surnage les services du gouvernement, l’immigration et la pègre.

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Baiser

Chaque fois que j’avais touché ma jeune amie, le contact avait été électrique. J’ai déjà décrit cela et en parler m’a toujours gêné , mais j’attribuais ce phénomène à son… à une aura… à une forte personnalité. C’était une chose réelle, et pas une métaphore. Mais je n’avais jamais senti une telle décharge d’électricité entre nous.
Pendant une seconde, je restai passif, recevant son baiser plus que je ne le partageais. Mais alors sa chaleur et son insistance triomphèrent de la pensée, triomphèrent du doute, triomphèrent de tous mes autres sens dans les nuances de ce verbe, et je lui rendis son baiser, mettant mes bras autour d’elle pour l’attirer de plus près ; alors elle glissa ses bras sous les miens et fit courir ses doigts vigoureux le long de mon dos. Cela faisait cinq ans, pour elle, qu’Enée m’avait donné ce baiser d’adieu, au bord du fleuve de l’ancienne Terre ; il avait été pressant, électrique, plein de questions et de messages, mais c’était tout de même le baiser d’une fille de seize ans. Celui-là, c’était le baiser chaud, mouillé, bouche ouverte, d’une femme, et je réagit aussitôt.
Nous nous sommes embrassés pendant une éternité. J’étais vaguement conscient de ma nudité et de mon excitation comme d’une chose qui aurais dû m’embarrasser, mais c’était secondaire par rapport à ce baiser brûlant, insistant, qui ne voulait pas cesser. Quand finalement nos lèvres se séparèrent, presque enflées, presque endolories, pleines du désir d’être encore embrassées, nous couvrîmes de baisers nos joues, nos paupières, nos fronts, nos oreilles. Je baissait la tête et embrassai le creux de sa gorge, son pouls contre ma bouche, et je humai l’odeur parfumée de sa peau. Toujours à genoux, elle se cambra un peu afin que ses seins frôlent ma joue. Je refermai ma main sur l’un d’eux et baisai le mamelon presque avec respect, Enée prit ma nuque dans la paume de sa main. Je sentais son souffle sur moi, s’accélérer, tandis qu’elle se penchait vers moi.

Dan Simmons ; L’éveil d’Endymion Robert Laffont, Ailleurs et demain, 1997, p.351

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Dieu

« Les théologiens et les philosophes, qui font de Dieu l’auteur de la nature et l’architecte de l’univers, nous le font paraître absurde et méchant. Ils le disent bon, parce qu’ils le craignent, mais ils sont forcés de convenir qu’il agit de façon atroce. Ils lui prêtent une malignité rare même chez l’homme. Et c’est par là qu’ils le rendent adorable sur la terre. Car notre misérable race ne vouerait pas un culte à des Dieux justes et bienveillants dont elle n’aurait rien à craindre ; elle ne garderait point de leur bienfaits une reconnaissance inutile. Sans le purgatoire et l’enfer, le bon Dieu ne serait qu’un pauvre sire. (…) Epicure à dit : « Ou Dieu veut empêcher le mal et ne le peut, ou il le peut et ne le veut, ou il ne le peut ni ne le veut, ou il le veut et le peut. S’il le veut et ne le peut, il est impuissant ; s’il le peu et ne le veut, il est pervers ; s’il le peut ni ne le veut, il est impuissant et pervers ; s’il le veut et le peut, que ne le fait-il, mon père ? … « Monsieur, répondit le religieux, il n’y a rien de plus misérable que les difficultés que vous soulevez. Quand j’examine les raisons de l’incrédulité, il me semble voir des fourmis opposer quelques brins d’herbe comme une digue au torrent qui descend la montagne. Souffrez que je ne dispute pas avec vous : j’y aurez trop de raisons et trop peu d’esprit. Au reste, vous trouverez votre condamnation dans l’abbé Guénée et dans vingt autres. Je vous dirai seulement que ce que vous rapportez d’Epicure est une sottise : car on y juge Dieu comme s’il était homme et en avait la morale. Eh bien ! Monsieur, les incrédules, depuis Celse jusqu’à Boyle et Voltaire, ont abusé les sots avec de semblables paradoxes. »

Anatole France, Les Dieux ont soif, p.61 et 146

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Murakami Ryû Parasites

Murakami
Roman de Murakami : Parasites

Picquier poche, 2000 (trad. 2005), 398p.

Genre : roman japonais cintré à la troisième personne ou Polar sans policier.

9/10

Uehara est un jeune homme suivit en psychiatrie depuis une phobie scolaire. Intelligent mais psychiquement instable et visiblement psychotique, il vit seul, reclus et médicamenté. De temps en temps il tape sur sa mère, se masturbe et mange du chocolat. Il a un jour « lâché le rampe » pour se préserver du monde cinglé des adultes.

Mais il a un secret. Un secret qu’il a uniquement partagé il y a longtemps avec un psychiatre qui, alors, s’est moqué de lui…

Son admiration pour : Yoshiko Sakagami, une présentatrice télé d’émission scientifique va le pousser à reprendre contact avec le monde, via Internet. C’est que Uehara pense que Sakagami peut l’aider à percer le secret de ce ver parasite qui, dix ans au par avant, est sorti de la bouche de son grand-père mourant pour entrer en lui par l’œil. L’aider mieux que ce con de psychiatre qui s’est contenté de dire que c’était une hallucination classique !

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Marcuse : Eros et Civilisation

Genre : à écouter plus qu’à lire…onfray

note : 9/10

Contre histoire de la philosophie

11ème année

L’époque autour de Mai 68 est empreinte d’un certain dépassement de l’abstinence chrétienne (le corps est sale) ainsi que de la libido exclusivement génitale issue de l’inconscient freudien (tout le corps est source de jouissance et jouissance narcissique (d’où quelques problèmes de type pédophiles et autre à cette époque, jouir sans entrave…). Marcuse oubli le principe de réalité.

Il faut faire de sa vie une Oeuvre d’art.

Il faut réaliser l’Utopie, mais aussi l’abondance (par le développement de l’automatisation).

C’est une pensée libertaire (qui s’oppose aux totalitarismes).

Marcuse par du principe rousseauiste que l’Homme est naturellement bon. Ainsi, en libérant l’Homme de ses contraintes et de ses frustrations, on obtiendra une société super cool (bof, du coup).

 

Le site de l’auteur

on trouve les mp3 à télécharger sur un site pour les écouter

 

Je note ça surtout pour pas tout oublier au fur et à mesure…

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Heurs et malheurs du marxisme transcendantal

onfray

Genre : à écouter plus qu’à lire…

note : 8/10

Contre histoire de la philosophie

11ème année

Marcuse critique l’existentialisme de JP Sartre en temps qu’il est une pensée transcendantale. La liberté en temps que donnée ontologique est un délire d’intellectuel et non une réalité. Elle nie l’histoire (nous sommes englués dans un monde, un temps, et nos sociétés également…). Elle nie le réel et en fait elle sert à rien (Jean Moulin était libre dans les cachots de la Gestapo. On a jamais été aussi libre que pendant l’occupation : par ce qu’il fallait faire des choix…).

Marcuse, réfugié aux États-Unis eu moment où l’Europe s’enfonce dans la guerre, écrit également une analyse du fonctionnement de l’URSS. Malgré une position critique sur la non réalisation du socialisme par Staline, sur l’autoritarisme, le capitalisme d’État, sa lecture dialectique d’une histoire qui ne peut que tendre vers le socialisme le pousse justifie la terreur en temps que terreur « progressive ». Lui aussi se fait avoir par la dialectique d’un marxiste transcendantal.

Le site de l’auteur

on trouve les mp3 à télécharger sur un site pour les écouter

 

 

Je note ça surtout pour pas tout oublier au fur et à mesure…

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Dimitry Glukhovsky, Métro 2033

Metro 2033

Genre : Science Fiction d’anticipation.

Note : 7/10

L’Atalante, 2007, 2010, p352, 353

Artyom vie dans la station VDNKh du Métro de Moscou depuis l’Holocauste atomique qui a ravagé la surface de la planète quelque vingt ans en arrière.

Réfugiés dans les sous-terrains du Métro, les quelques moscovites qui ont survécus vivent dans des stations-Etats, aux lois et aux activités propres, dans un nouvel ordre des choses où la lutte contre les calamités post apocalyptiques et les stations concurrentes est le triste quotidien.

Avant de mourir dans sa fuite, la mère d’Artyom a confié sont fils à un représentant de la compagnie de Métro qui est devenu le personnage important de la station VDNKh, connue dans l’ensemble du Métro pour sa production porcine et son thé à base de champignons séchés.

La station VDNKh est confrontée à un danger particulier au sein du Métro : l’irruption de plus en plus inquiétante d’envahisseurs implacables : les noirs, des êtres humanoïdes ne parlants pas, d’une force surhumaine et ne connaissant pas la douleur.

Artyom a grandit protégé par son tuteur, jusqu’à l’arrivée dans la station d’un curieux étranger se faisant appeler Hunter, le chasseur, qui va lui confier une mission de la plus haute importance pour la survit des habitants du Métro.

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