Murakami Ryû Parasites

Murakami
Roman de Murakami : Parasites

Picquier poche, 2000 (trad. 2005), 398p.

Genre : roman japonais cintré à la troisième personne ou Polar sans policier.

9/10

Uehara est un jeune homme suivit en psychiatrie depuis une phobie scolaire. Intelligent mais psychiquement instable et visiblement psychotique, il vit seul, reclus et médicamenté. De temps en temps il tape sur sa mère, se masturbe et mange du chocolat. Il a un jour « lâché le rampe » pour se préserver du monde cinglé des adultes.

Mais il a un secret. Un secret qu’il a uniquement partagé il y a longtemps avec un psychiatre qui, alors, s’est moqué de lui…

Son admiration pour : Yoshiko Sakagami, une présentatrice télé d’émission scientifique va le pousser à reprendre contact avec le monde, via Internet. C’est que Uehara pense que Sakagami peut l’aider à percer le secret de ce ver parasite qui, dix ans au par avant, est sorti de la bouche de son grand-père mourant pour entrer en lui par l’œil. L’aider mieux que ce con de psychiatre qui s’est contenté de dire que c’était une hallucination classique !

Rubcon du primo lecteur

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Marcuse : Eros et Civilisation

Genre : à écouter plus qu’à lire…onfray

note : 9/10

Contre histoire de la philosophie

11ème année

L’époque autour de Mai 68 est empreinte d’un certain dépassement de l’abstinence chrétienne (le corps est sale) ainsi que de la libido exclusivement génitale issue de l’inconscient freudien (tout le corps est source de jouissance et jouissance narcissique (d’où quelques problèmes de type pédophiles et autre à cette époque, jouir sans entrave…). Marcuse oubli le principe de réalité.

Il faut faire de sa vie une Oeuvre d’art.

Il faut réaliser l’Utopie, mais aussi l’abondance (par le développement de l’automatisation).

C’est une pensée libertaire (qui s’oppose aux totalitarismes).

Marcuse par du principe rousseauiste que l’Homme est naturellement bon. Ainsi, en libérant l’Homme de ses contraintes et de ses frustrations, on obtiendra une société super cool (bof, du coup).

 

Le site de l’auteur

on trouve les mp3 à télécharger sur un site pour les écouter

 

Je note ça surtout pour pas tout oublier au fur et à mesure…

Heurs et malheurs du marxisme transcendantal

onfray

Genre : à écouter plus qu’à lire…

note : 8/10

Contre histoire de la philosophie

11ème année

Marcuse critique l’existentialisme de JP Sartre en temps qu’il est une pensée transcendantale. La liberté en temps que donnée ontologique est un délire d’intellectuel et non une réalité. Elle nie l’histoire (nous sommes englués dans un monde, un temps, et nos sociétés également…). Elle nie le réel et en fait elle sert à rien (Jean Moulin était libre dans les cachots de la Gestapo. On a jamais été aussi libre que pendant l’occupation : par ce qu’il fallait faire des choix…).

Marcuse, réfugié aux États-Unis eu moment où l’Europe s’enfonce dans la guerre, écrit également une analyse du fonctionnement de l’URSS. Malgré une position critique sur la non réalisation du socialisme par Staline, sur l’autoritarisme, le capitalisme d’État, sa lecture dialectique d’une histoire qui ne peut que tendre vers le socialisme le pousse justifie la terreur en temps que terreur « progressive ». Lui aussi se fait avoir par la dialectique d’un marxiste transcendantal.

Le site de l’auteur

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Je note ça surtout pour pas tout oublier au fur et à mesure…

Dimitry Glukhovsky, Métro 2033

Metro 2033

Genre : Science Fiction d’anticipation.

Note : 7/10

L’Atalante, 2007, 2010, p352, 353

Artyom vie dans la station VDNKh du Métro de Moscou depuis l’Holocauste atomique qui a ravagé la surface de la planète quelque vingt ans en arrière.

Réfugiés dans les sous-terrains du Métro, les quelques moscovites qui ont survécus vivent dans des stations-Etats, aux lois et aux activités propres, dans un nouvel ordre des choses où la lutte contre les calamités post apocalyptiques et les stations concurrentes est le triste quotidien.

Avant de mourir dans sa fuite, la mère d’Artyom a confié sont fils à un représentant de la compagnie de Métro qui est devenu le personnage important de la station VDNKh, connue dans l’ensemble du Métro pour sa production porcine et son thé à base de champignons séchés.

La station VDNKh est confrontée à un danger particulier au sein du Métro : l’irruption de plus en plus inquiétante d’envahisseurs implacables : les noirs, des êtres humanoïdes ne parlants pas, d’une force surhumaine et ne connaissant pas la douleur.

Artyom a grandit protégé par son tuteur, jusqu’à l’arrivée dans la station d’un curieux étranger se faisant appeler Hunter, le chasseur, qui va lui confier une mission de la plus haute importance pour la survit des habitants du Métro.

Ruibcon du primo lecteur

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Destin (histoire, choix)

_ Ce que tu essaies de nous dire, c’est que la vie n’a pas de fil conducteur, c’est bien ça ? Proposa Sergueï Andreïevitch.

Artyom se tut et réfléchit un moment avant d’acquiescer.

_ Crois-tu au destin?demanda Sergueï Andreïevitch, la tête penchée sur le côté, scrutant intensément Artyom alors qu’Evgueni Dmitrievitch délaissait le narguilé pour se concentrer.

_ Non ! Fit Artyom d’une voix déterminée. Ça n’existe pas, le destin. Les événements qui se produisent dans notre vie sont fortuits, c’est nous qui affabulons par la suite.

_ Dommage, vraiment dommage… soupira Sergueï Andreïevitch, déçus, le regard sévère posé sur Artyom par-dessus ses lunettes. Laisse-moi te proposer une théorie, ensuite tu pourras vérifier par toi-même si elle concorde avec ce que tu as vécu. M’est avis que la vie est une enveloppe vide, dépourvue de sens global, et que le destin n’existe pas, en tout cas pas d’un point de vue déterministe, gravé dans le marbre – tu nais et tout est déjà tracé : mon destin est d’être spationaute ou, disons, d’être une ballerine, ou encore de mourir pendant mon enfance… Non, ce n’est pas ainsi que ça se passe. Lorsque tu as vécu le temps qui t’était imparti… Comment expliquer ça ? À un moment donné de ton existence, tu peux être confronté à une situation qui t’oblige à agir d’une certaine manière et à prendre certaines décisions – note bien qu’au moment décisif tu es parfaitement lire de ton choix. Mais si tu fais le bon, ce qui va t’arriver par la suite ne sera plus une succession d’événements aléatoires, pour reprendre ton expression. Tout ce qui t’arrivera découlera de ce choix initial que tu aura fait. Je ne te parle pas du fait que, si tu choisis d’habiter sur la ligne Krasnaya avant qu’elle devienne communiste, tu ne pourra plus t’en arracher et que le reste de ta vie découlera de ce choix initial, je te parle de choses plus subtiles. Et puis, si à nouveau tu te trouves à un croisement, et à nouveau tu fais le bon choix, tout te paraîtra bien moins fortuit si tu sais le voir et le reconnaître pour ce que c’est. Et, petit à petit, ta vie cessera d’être une collection d’événements aléatoires pur devenir… – comment dire ? – une histoire, où tout s’enchaînera dans une certaine forme de logique, même si celle-ci n’est pas linéaire. Et ce sera ton destin. A un moment donné, quand tu seras suffisamment avancé sur ta voie, ta vie se sera à ce point transformée en histoire que tu connaîtra des moments inattendus, inexplicables d’un simple point de vue rationaliste ou par la théorie du hasard. En revanche, ces événements s’inscriront parfaitement dans la logique de la nouvelle forme qu’aura prise ta vie. Tu vois, je ne crois pas que le destin préside à la vie des hommes, je crois qu’il faut aller le chercher. Et si les événements de ta vie commencent à s’organiser de manière à ce qu’elle trouve un sens, alors cela peut te mener très loin… Le plus intéressant, c’est qu’on ne peut jamais se douter de ce qui nous arrive, ou tirer des conclusions radicalement fausses de nos observations et chercher à systématiser les enchaînements d’événements en accord avec notre perception du monde. Mais le destin a sa propre logique.

Métro 2033, Dimitry Glukhovsky, L’Atalante, 2007, 2010, p352, 353

voir aussi Crosroads Kalvin Russel pour l’entrée : « Choix »