Archives par mot-clé : reflexion

Comment conjurer le virus Covid-19

 

J’ai bien étudié la question et, après des semaines de recherches assidues, je penses avoir trouvé la solution !

Ça n’a pas été facile. Le piège était semé d’embûches et seule une exhaustivité totale et une sagacité hors du commun me permettent aujourd’hui de dire : Nous sommes sauvés !

Tout à commencé par une fausse piste. Dès le 25 mars, Ralph Drollinger, un proche conseiller du président américain Donald Trump, affirme que la pandémie de coronavirus est la manifestation de la colère de Dieu contre l’homosexualité.

Ça a du sens, Dieu à toujours dis que l’homosexualité c’était mal. De plus l’information était corroborée et précisée par les propos de l’imam Arabi Niass, au Sénégaltout en précisant que la pandémie était une sanction divine d’Allah (une autre appellation contrôlée de Dieu) contre les autorités du pays qui accueillent des défenseurs de l’homosexualité.

Je tenais ma piste, j’avais un suspect.

Mais voilà qu’une autre personnalité de premier plan, la ministre zimbabwéenne de la Défense, affirme tenir de source sûre (c’est des gens qui ont des espions quand même, ça, les ministres de la défense) que le coronavirus est une « punition » divine infligée aux États-Unis et à l’Union européenne (UE) pour avoir imposé des sanctions à son pays en raison de sa répression de l’opposition.

Damned ! Je ne savais plus à quel saint me vouer.

Quoi qu’il en soit le résultat est toujours le même : C’est la violation de l’ordre divin qui entraîne la colère divine et celle-ci peut se déchaîner à travers divers types de catastrophes, parmi lesquelles les épidémies.

Du coup, le coupable est bien toujours la religion et celui qui en est le vecteur : le religieux.

Si certains doutent encore, rappelons-nous que le 17 février plus de deux mille fidèles de l’église évangélique de la Porte ouverte chrétienne se réunissaient à Mulhouse avec les conséquences désastreuses que l’on sait.

Ainsi, une fois le mal isolé et son ADN philosophique séquencée, le remède surgit de manière évidente.

J’ai trouvé la solution ! Voici comment conjurer facilement, à peu de frais et à votre niveau le virus du covid-19 !

Où que vous soyez, quelque soit les raisons de votre Athéisme, à chaque fois que vous croiserez un religieux, un croyant ou un gnostique : jetez lui du sel sur l’épaule gauche (ça conjure le mauvais œil) !

C’est la solution que j’ai trouvé et elle marche : moi-même je ne suis pas malade !

Si vous ne le faites pas pour vous, faites le au moins pour les personnes vulnérables !

PS : Si d’aucun n’auraient pas compris la portée ironique de mon propos, en voici la clé. En parlant de persécution (dérisoire et ridicule) envers les croyant, c’est la persécution (toujours dérisoire et ridicule à mes yeux) que j’entends conjurer. Par ailleurs, le sel n’est pas forcément la seule solution. D’autres auteurs ont parler d’insérer un pieu de bois dans le cœur ou de placer une balle en argent entre les deux yeux mais rien ne prouve que ça marche mieux que le sel…

Message personnel : j’en profite pour souhaiter un bon week-end à Pascal… il se reconnaîtra.

La véritable histoire de Robin des Bouets

Histoire courte mais suffisante

 

Robin des Bouets

 

Robin des Bouets allait de procès en procès. Tout avait commencé avec son accusation, spectaculaire marchande de droite, d’abus de biens sociaux.
Robin avait bidouillé un petit système de prêt sans intérêts à la création d’entreprise financé par son association but non lucratif.
« Abus de biens sociaux à but non lucratif ! », soulignait inlassablement Petit Jean, son avocat commis d’office.

Le procès fut gagné et Robin attaqua a son tour la partie civile pour diffamation, prosélytisme marchant et abus de position dominante. Ce fut là le début d’une longue série de procès défendant la cause des justes, la veuve, l’orphelin et le clochard, le gagne petit et le manœuvre, contre les agissements systématiques et intéressés de la S.S.M [1]

« Il faut que justice soit faite », assenait invariablement Robin devant les caméras de télévisions dans son émissions du même nom.
On y présentait chaque semaine de nouveaux cas d’injustice sociale et les gens téléphonaient pour soutenir ou témoigner.
Le pire, dans tout cela, c’est que ça rapportait. Et même beaucoup. On pu intenter et gagner de plus en plus de procès.
Robin, en personne sage, était devenu une bouée, de sauvetage.

Tant et si bien que, en l’espace de 3 ans, la société entière fut rejustifiée de font en comble.


[1] Société Spectaculaire Marchande

Un humanisme à refonder

notes de lectures, Cotonou, mars 2000

Monde Diplomatique de février 2000

QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE NOTRE ESPÈCE ?

Depuis un article original de Patrick Viveret
Il s’agit ici d’une réaction aux thèses, assez marginales, au demeurant mais déjà trop dangereuses au finissant, dites de la « post-humanité ».

C’est Francis Fukuyama[[Obscur fonctionnaire du département d’Etat devenu professeur à l’université George-Mason, Francis Fukuyama a été « lancé » grâce à la fondation Olin (produits chimiques). Par universitaires interposés, Allan Bloom et Samuel Huntington, tous deux directeurs de centres de recherche Olin, respectivement à l’université de Chicago et à l’université Harvard, celle-ci a créé de toutes pièces un débat à partir de sa conférence « La fin de l’Histoire » prononcée en 1988. Initialement porté par deux autres bénéficiaires des largesses d’Olin – la revue The National Interest, été 1989, et son directeur, Irving Kristol -, ce « débat » a ensuite été repris par les grands médias. Lire à ce sujet Susan George, « Comment la pensée devint unique », Le Monde diplomatique, août 1996. La traduction française du texte de Fukuyama « La fin de l’histoire », publiée dans la revue Commentaires, no 47, automne 1989, a été reprise dans son ouvrage La Fin de l’Histoire et le Dernier Homme, Flammarion, Paris, 1994.- note issue de l’article]], qui annonce la fin des doctrines du « constructivisme social », par la victoire d’un ordre libéral fondé sur le marché.

Rien de très réjouissant donc.

On se souvient également de

la fin de l’histoire humaine

Huxley, le Meilleur des Mondes, 1932
pour une nouvelle histoire au delà de l’humain.
Un délire tenant de la SF ? Peut-être, ce n’est pas parce que l’humain peut se mécaniser o use bio-techniser qu’il sera moins con ou même foncièrement différent dans sa tête (aucune drogue ne peut modifier en profondeur l’être de toute une société… qui a dit : « la religion », taisez-fous dans le fond !).

Ce qui est inquiétant c’est plus « l’éloge des inégalités » qui sous-tend ce discourt d’anticipation qui est fondé sur la réalité spectaculaire-marchande libéralo-naturelle (voire d’essence divine).

F. Braudel : « Les intérêts du capitalisme entrent souvent en contradiction avec la logique même du marché ». Cf aux U.S.A.

 L’anti-humanisme

p.26 -> L’anti-humanisme idéologique est une pensée pratique permettant de justifier le bordel causé par le maintien de 3 Milliards d’êtres humains en état de sous-humanité.

Une crise de l’humanisme

– « Insuffisante prise en compte de la mutation informationnelle et de la révolution biologique ».
– Carence du triptyque individu/raison/progrès tel qu’il s’est construit à l’époque des lumières ?

D’où plusieurs fragilités :
– Fragilité écologique.
L’Homme est possesseur de la Nature et la responsabilité qu’il peut avoir vis à vis de l’environnement est une question restée sans réponse.
– Fragilité anthropologique.
L’individu rationnel, ignorant l’inscription collective, se retrouve seul face à l’Etat après l’effondrement des « sociétés d’ordres » (ou classes).

Sont oubliés les enjeux émotionnels et spirituel de la condition humaine.
L’auteur pose également les questions éthiques soulevées par :
le débat sur l’abolition de la douleur et du travail pénible

C’est oublier (pour les tenant de la libération du corps comme les Grecs ancien avec leur Soma Sema, le corps est une sépulture de l’âme) que l’esprit n’est pas détaché du corps. Dommage pour ceux qui croyaient en une vie après la mort… toutes mes condoléances.

L’âtre est un tout, lié également avec son environnement (sensible et social).

La douleur et le travail pénible, même si personne ne nie qu’ils sont à relativiser à l’aune de leur utilité, ne sont ni ne peuvent (ne doivent) être à proscrire. Et ce pour la simple et bonne raison qu’il ne s’agit pas tant d’une punition divine que d’une donnée ontologique de l’Etre.

Deux problèmes s’opposent à la discution « à plat » sur :

une Bioéthique

– Les phantasmes de Toute-Puissance déconnectés de la réalité sensible.
La soif des « débouchés » industriels et des « faiseurs d’argent par les bourses ».
Il est d’ailleurs intéressant à ce sujet de voir que la question (centrale ?) de la génération industrielle du vivant se rapproche de celle (à mon goût condamnable) de la génération immatérielle (pratiquement ex-nihilo) de monnaie par la spéculation boursière. Dans les deux cas il s’agit de « procréation » virtuelle.

p27 « Le risque, bien analysé par Monette Vacquin, du caractère infantile et fantasmatique de la pulsion de toute-puissance (ou de toute-connaissance), à l’oeuvre dans la technoscience actuelle, semble d’autant plus important qu’il est inscrit dans la pulsion de richesse et de puissance, elle-même sans limités, du capital financier ».

$ En ce sens, on pourrait caractériser le dérèglement mental provoqué par le capitalisme extrémiste comme un désir de toute-puissance allié à u nrefus de responsabilité.

 

Parole bonne à dire au sujet du Bonheur…

Faute d’être bonne à entendre

Train Lons/Besançon, le 26.03.03

 

{{{« Si le Bonheur existait, il n’y aurait pas de bonheur. »}}}

paysage

Je sais, ça à l’air con, comme ça… mais j’en suis de plus en plus convaincu.

Je m’explique : ce matin je me suis levé de bonheur, paske j’avais mon train à 6h47 et puis paske je suis comme ça. J’aime la vie et je suis, enfin j’assiste, à une formation bien intéressante sur l’informatique. Cela me rend léger, actif et vigoureux.

Est-ce le Bonheur ?

Et ben, non, bien entendu.

Ca y ressemble pourtant !

Oui, et c’est ça qui me rend heureux. Mais le Bonheur ce n’est pas ça. Le Bonheur c’est cet astre éclatant qu’irradie-rose au firmament (selon Mme la Fée en tous cas).

Le Bonheur c’est cette perfection divine, cette sphère plus ou moins si proche et perpétuellement si in-atteignable. Une utopie. Un désir, une envie. Un champs où l’herbe est toujours plus verte que chez le voisin.

En fait, c’est « l’Etat de bonheur » qui n’existe pas. Paradoxalement, je pense que c’est donc pour cela que l’on Peut être heureux.

C’est comme lorsque l’on est sain. Le corps qui va, le corps qui peut tout faire. Apollon qui baise et qui rit. Le bras qui, insouciant, lève des charges, et la main, la main, Ô combien magnifique…

Et bien, en ce corps, la maladie, la douleur et la mort viennent seules éveiller la pensée profonde : conscience de ce corps sain qui va (ou qui allait, pour le coup).

De même, c’est la distance qui perpétuellement sépare (plus ou moins) du Bonheur, qui nous permet d’être heureux. Qui nous laisse la place pour être heureux, pourrait-on dire. En nous permettant d’accéder à la conscience du Bonheur, le non Bonheur (je ne parle pas du malheur) rend la vie si jolie.

Si le Bonheur existait, il faudrait le supprimer !

Mathieu de la Rigarde

Ce texte a été rédigé en 2003, 4 ans avant ma première lecture d’une ligne de B. Cyrulnik et 7 avant d’entendre parler de Nietzsche par Onfray. Balèze quand même ^^

L’absolu et l’infini

pour, rêver, toujours…
Un regard de toi et le soleil brillait plus fort.

Une parole de toi et les oiseaux explosaient, de gré en gré, suivant les affinités auditives des bosquets environnants.

Entre tes lèvres de satin, derrières les murettes de tes dents, j’explorais : des jardins luxuriants, la saveur des fruits, la douce langueur humide des embruns clapotants.

Tu me souriais et mon cœur ratait un battement.

Ma main dans la tienne, le cœur au bord des lèvres et le corps en bandoulière, nous allions gaiement, propriétaires en indivision d’un droit de passage dans le bonheur

Conscients de l’infinité de nos vies métaphysiques, heureux de notre aptitude naturelle à la joie.

Ou étais-ce seulement mon imagination ?

Tant d’absolu.

Tant de beauté.

Toute cette vie et toute cette liberté.

Les Dieux, dans leur infinie sagesse, ne pouvaient que nous jalouser. Ils ont ainsi su, avant qu’il ne soit trop tard, sur la Terre nous ramener.

Pauvre mortels ! dans quelle folie as-tu encore failli sombrer ?

L’absolu et l’infini n’existent que dans les rêves. Mais comme dirait le philosophe : « c’est déjà ça ».

Mathieu de la Rigarde

galaxie

Définir Dieu

Dieu, en fait, c’est l’observation et la participation à l’ordre du monde, poussé à son paroxysme.

D’un point de vu pratique, c’est aussi bouc émissaire désigné (le martyre?)de  l’homme lorsqu’il refuse ses responsabilités.

affiche du Le sens de la vie
Le sens de la vie

Vulgairement on dit: « dans les religions monothéistes, Dieu est l’être suprême, unique, transcendant, universel, créateur de toutes choses, doté d’une perfection absolue, constituant le principe de salut pour l’humanité et qui se révèle dans le déroulement de l’histoire. Comme entité philosophique, Dieu est le principe d’explication et d’unité de l’univers. »

Wikipedia