Le petit prince cannibale, Françoise Lefebvre

Actes Sud, 1990, 152 p.

Note : 9/10

Genre : Survie d’une auteure

Françoise rêve de Blanche, la cantatrice aux mitaines. Blanche doit être l’héroïne de son prochain roman mais les mots sont comprimés dans son esprit par les cris de son enfant, emmuré vivant dans un autisme senso-neural.

Françoise donne tout, et se baisse pour ramasser les pépites de joie pure qui, trop rarement, tombent de cette relation anthropophage : les rares paroles de ce fils, comme des fenêtres ouvertes sur sa douleur. Petites victoires sur le monde, comme ces instants chez le coiffeur.

Rubicon du primo lecteur

Françoise à choisis d’aller jusqu’au bout de son amour, contre tout et contre tous, pour lui et pour elle. C’est ce choix qui lui donne la force de faire face.

Blanche quant à elle, cache sa douleur (un cancer cutané) et s’isole jusqu’au suicide.

 

Ce que j’en pense : L’écriture de Françoise Lefèbvre est transparente comme l’eau de roche. On s’y plonge en frissonnant et on jouit de regarder tant de beauté à travers cette fenêtre sur sa vie. Sans voyeurisme, en toute fraternité. L’émotion est intense, âmes sensibles s’abstenir.

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