Carpe Diem

Saisis le jour

Naples; petite boutique du coiffeur devant la mer et le soleil. Quais de chaleur; stores q’on soulève pour entrer. On s’bandonne. Est-ce que cela va durer longtemps ? Quiétude. Gouttes de sueur aux tempes. Frisson de la mousse de savon sur les joues. Et lui qui raffine après qu’il a rasé, rase encore avec un rasoir plus habile et s’aidant à présent d’une petite éponge imbibée d’eau tiède, qui amollit la peau, relève la lèvre. Puis, avec une douce eau parfumée, il lave la brûlure laissée; puis, avec un onguent, calme encore. Et pour ne bouger pas encore, je me fais couper les cheveux.

André Gide, Les nourritures terrestres, Folio, 1977, p.53

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