Puisque tout a été dit et mieux que par nous. Puisque Boris Vian lui-même nous « chie au nez », l’heure est venu passer à la vitesse supérieure !

bOris

 

Une des plus grande découverte de ce XXIème siècle, qui est religieux ou qui ne le sera pas, dépasse nos entendements humains. Et ça, c’est un véritable problème.

Effectivement, ayant du mal à penser l’impensable, à saisir l’insaisissable, l’infâme matière grise, mollassonne et putrescible qui nous sert de cerveau s’ennerve, tape des pieds, hurle et s’arrache les synapses. Elle a beau, elle a beau, rien n’y fait : la nature humaine est faite ainsi qu’elle est l’horizon indépassable d’elle-même.

C’est un paradoxe, me direz-vous ? Non, c’est un oxymoron. De mettre nature et humaine dans une même phrase, je veux dire. C’est une figure de style qui pour le coup rapproche deux termes que leurs sens devraient éloigner.

C’est ça qui est paradoxal ! Nous pensons le monde dans lequel nous baignons avec notre intelligence, notre masque et notre tubas. Mais sommes nous prêt à évoluer en surface ? En surface peut-être, mais une évolution en profondeur, un saut qualitatif qui rendrait notre espèce de singe capable de grande choses comme de vivre en symbiotes d’avec le Monde du Vivant ou de faire disparaître notre petit orteil, en sommes-nous vraiment digne ? Sommes-nous humainement digne de la nature ?

J’en viens à cette découverte de notre temps, celle qui est impensable : l’animalité est un existentialisme et un humanisme. C’est dit comme ça, de manière un peu pédante, mais l’idée est que le libre arbitre, l’être au monde, la raison, pourrait-on dire, n’est plus le propre de nous. Le cheval pense, il ressent, il apprends, pas tout à fait comme nous, il n’a pas le même masque, pas le même tubas, mais il peuple le monde de son imaginaire, de ses peurs et de ses aspirations, comme nous. Comme le singe, comme la baleine ou le lézard, peut-être ?

Mais comment penser cette rupture épistémologique de notre siècle ?

Et bien très simplement en fait, en riant de concert au grand spectacle vivant dont la scène nous entoure !

Bonne lecture pour ce premier numéro de Cheval Hurlant, le premier magazine du surhumain déchaîne !

3 thoughts on “Bonjour le monde !

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