1er épisode

 « Le rire est un besoin physique qui dilate le parenchyme splénique et se traduit extérieurement par une contraction des muscles zygomatiques. »

Dr GUY MAUVE.

« Tout ce dont j’ai besoin en fait de facéties, je le trouve dans le Camember. »

MON ONCLE.

image002m3080

CAMEMBER

 image003m3080

Histoire naturelle, véridique et compilatoire d’un sapeur qui portait la hache et le tablier à la fin du Second Empire. –

Si l’auteur a choisi cette époque, ce n’est pas qu’il y ait été poussé par des considérations politiques ; c’est simplement afin d’avoir l’occasion et le prétexte d’orner l’occiput de son héros d’un de ces triomphants bonnets à poil, dernier écho de ceux qui furent les panaches blancs de la Grande Armée. –

On admirera combien il a fallu de génie à l’auteur pour faire du neuf avec du vieux. –

On y verra également comme quoi ce n’est pas sans avoir passé beaucoup de
temps à l’ombre que le héros de ce remarquable ouvrage parvint à épouser
mam’selle Victoire, ce soleil resplendissant de toutes les vertus domestiques.

image004m3080

Camember est présenté au lecteur

image005m3080

 

 

 

 

 

La première enfance de Camember

image006m3080

Le 29 février 1844, fut déclarée à la mairie de Gleux-lès-Lure (Saône-Supérieure), la naissance d’un enfant du sexe masculin, fils d’Anatole Camember, cultivateur, et de Polymnie Cancoyotte, son épouse.
L’enfant fut inscrit sous les noms de François-Baptiste-Éphraïm.

image007m3080

Consulté à son sujet, l’aimable et savant docteur Breuvage conseilla de le nourrir exclusivement de charcuterie et de farineux.
Grâce à ce substantiel et hygiénique régime, Éphraïm devint rapidement un solide gaillard.

image008m3080

Aussi, dès l’âge de deux ans avait-il assez de vigueur pour tirer, dans le jardin paternel, les plus énormes carottes. Ces dispositions étonnantes n’auraient pas manqué d’inquiéter M. Camember père, si celui-ci avait été le moins du monde superstitieux.

image009m3080

À sept ans, il commença ses études. Mais, dès le début, il manifesta le plus complet dédain pour la lecture. La lettre H longtemps, ô prédestination ! la seule qu’il reconnût sans hésiter. On verra plus loin pourquoi nous disons : « Ô prédestination ! Mais n’anticipons pas !

image010m3080

Si ses progrès dans les belles-lettres étaient plutôt lents, il avait, par contre, à force d’application, acquis les talents naturels
aux singes et dont il profitait pour se livrer avec ardeur à l’ornithologie, à laquelle il consacrait les nombreux loisirs qu’il savait se créer.

image011m3080

Mais, comme il sacrifiait généralement ses fonds de culotte à cette science remarquable, sa vocation se trouva contrariée par
M. Camember père, dont l’intelligence, obscurcie par le terre-à-terre des occupations agricoles, ne comprenait rien aux spéculations scientifiques.

 image012

à suivre…

1896 Christophe

édité par la bibliothèque numérique romande

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.