L’aventure (humaine)

 

 

Aujourd’hui, comme la fois prochaine, nous allons tenter de tordre le réel pour essayer d’en faire couler de l’Essence, de L’Être. Et vous pouvez le prendre à la lettre car je n’ai pas la prétention.

Au programme, donc, de ce Hé Ducon ! de septembre 2015, le premier volet de notre grande série vouée à sacraliser le monde. Comprendre les origines de nos grands-parents, origines ontologiques, originales et mystérieuses. Comment c’était au début du commencement ? Le récit des origines, l’origine du récit : la naissance de la culture : l’aventure humaine…

 

Dans culture il y a Ture. Combien de gloseurs, à travers des âges immémoriaux, combien de moines trapus, aveugles, sales et savants se sont-ils excités la plume sur cette particule d’un savoir humain fragile et balbutiant ? Combien, nul ne sais pas. Mais une chose est sure, c’est qu’ils ont bâti des cathédrales, gravi des montagnes par foi se déplaçant sans cesse et exploité une population rendue servile par une croyance bornée dans les besoins de la cause, et tout ça, comble de l’ironie, grâce aux travaux harassant de leurs glorieux ancêtres jusqu’à ce jour oubliés : les tenants du Cul.

Ture est à l’origine de tout. Sépulture, viticulture, superstructure, vergeture : Tout est Ture et même dans la turpitude, quand la Tur lutte, Ture c’est l’histoire de l’humanité, Ture c’est dans notre nature.

Aveuglé par tant et tant d’immensité les savants se turent. Aujourd’hui nous l’ouvrons rien que pour vos yeux : Bing ! Bang !

Et l’avant Ture ?

Avant ? Savoir ce qu’il y avait avant Ture, c’est comme demander à un enfant ce qu’il a mangé à midi. Trop vieux, oublié, horizon indépassable.

Mais ici-même, mesdames messieurs, grâce à des techniques de dactylographie modernes enfantées dans la douleur de l’informatique et belles comme la rencontre de Christian Clavier avec un doigt, sinon plusieurs, les équipes de Cheval Hurlant on rendu possible l’impossible, nommable l’innommable : nous avons entrepris de remonter jusqu’à la source lexicale et mythique de la culture !

C’est aujourd’hui certain, avant ture c’était cul. Mais cul ! Certains textes anciens en témoignent, et plus près de nous, Luc s’en est fait l’apôtre. « Vous fermerez l’apôtre en sortant, vous qui fort niquez » Luc, épitre à l’épeautre, une plume dans l’uc.

En ce temps d’avant Ture le stupre et la fornication régnait en maître. La mère prenait son fils, le fermier prend son pré, le bébé prends la nourrice, le ciel la terre, un beau bordel que le monde d’avant Ture. Ouranos couvrait Gaïa, sans dessus dessous, à poil pour ainsi dire, et comme il n’y avait pas de jour et pas de nuit, ça niquait tout le temps. Le temps du Cul.

Et PAF ! le Jardin, Et PIF ! l’Eden : la culture, le cul ouvert fermé par die Ture, la porte, et hop ! Peau de balle, nib’, Zobby : Ceinture (ou Saint Ture, suivant les étymologies) ! Une lente traversée du désert pour notre espèce de singes.

 

Voici close la premier chapitre de notre causerie autour des preuves ontologiques de l’existence de l’Homme. Et après, me direz-vous ?

Après, Hé Ducon, après c’est une autre histoire.

 

Mathieu De la Rigarde

Il n’y a pas de honte à apprendre des choses, ignorants que nous sommes. C’est justement la somme des ignorances de choses que nous perdons qui fait de nous les surhumains que nous nous devons de devenir…

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