Picquier poche, 2000 (trad. 2005), 398p.

 

Genre : roman japonais cintré à la troisième personne ou Polar sans policier.

Murakami Parasite

Uehara est un jeune homme suivit en psychiatrie depuis une phobie scolaire. Intelligent mais psychiquement instable et visiblement psychotique, il vit seul, reclus et médicamenté. De temps en temps il tape sur sa mère, se masturbe et mange du chocolat. Il a un jour « lâché le rampe », comme pour se préserver du monde cinglé des adultes.
Mais il a un secret. Un secret qu’il a uniquement partagé il y a longtemps avec un psychiatre qui s’est moqué de lui…
Son admiration pour Yoshiko Sakagami, une présentatrice télé d’émission scientifique, va le pousser à reprendre contact avec le monde, via Internet. C’est que Uehara pense la jeune femme capable de l’aider à percer le secret de ce ver parasite qui le hante. L’aider mieux que ce con de psychiatre qui s’est contenté de dire que c’était une hallucination des plus classiques !

 

rubicon du primo lecteur

En fait de jolie journaliste, Uahara va tomber sur une poignée de hackers qui jouent avec la crédulité des internautes.
Cette succession d’événements (la réponse à son premier mail en formera le déclic), a poussé Uahara à sortir de sa caverne et à se lancer dans une sorte de quête. Tout fait sens maintenant pour lui, le moindre indice est recoupé maladroitement dans une sorte de reconstruction du monde qui ressemble à l’adolescence. Maladroite adolescence. Son cheminement l’amène à fracasser son père et son frère à coup de batte de base-ball (symbolique ;o) et à explorer un parc plein de nature pour mettre la main sur un vieux stock d’armes chimiques de la guerre.

Ce que j’en pense : Murakami nous parle de la folie, de l’adolescence (ce qui est un peu la même chose), de la vie (toujours la même chose), avec ce décalage du côté de la pathologie qui fait sa patte. Sans parler de la culture japonaise qui apparaît en toile de fond : un régal d’exotisme !

Mathieu Rigard

 

 

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